Nous sommes le Sam 23 Juin 2018 03:13



  •  
  •  
      The Elder Scrolls III: Morrowind (souvent abrégé en Morrowind)est un jeu vidéo de type action-RPG développé et édité par l'entreprise américaine Bethesda Softworks. Il s'agit du troisième volet de la série The Elder Scrolls après Arena et Daggerfall.
    Le joueur dirige un personnage dans la contrée de Morrowind, et plus précisément sur l'Ile de Vvardenfell (24 km²). Son personnage évoluera grâce aux centaines de quêtes que lui proposent les PNJ. La quête principale peut être abandonnée à n'importe quel moment ; elle doit être considérée plus comme un " fil conducteur " que comme le but du jeu. L'univers est assez dense pour permettre - tout comme ses prédécesseurs - de se promener longuement dans l'Ile.
    wikipedia
     
      Si les précédents jeux de la licence ne sont sorti que sur PC, Morrowind a la particularité d'avoir une version console. En effet, le jeu est également sorti sur Xbox. 6 ans après Daggerfall, Morrowind a la lourde tâche de lui succéder mais le jeu s'en tire haut la main.

    L'histoire de Morrowind étant un peu complexe, je vais la résumer légèrement afin de mieux vous l'expliquer. Morrowind, qui est la patrie des Elfes Noirs (aussi appeler Dunmer), fut rattaché à Tamriel par l'empereur Tiber Septim. Vivec, l'un des chefs de tributs de la province signa un traité de paix avec l'empire mais demanda à l'empereur de respecter leurs coutumes (l'esclavage notamment) et de ne pas interférer dans la guerre des Maisons qui sont au nombre de 5. Mais une sixième, autrefois détruite, refait surface plusieurs années après ce traité et menace la province de Morrowind et plus précisément l'ile de Vvardenfell (c'est là que se déroule la majeure partie du jeu). L'empereur actuel de Tamriel recherche un prisonnier qui, selon une prophétie, serait la réincarnation du Nérévarine, un Héros capable de sauver Morrowind ... Ce prisonnier, c'est vous.
    Comme tout Elder Scrolls, vous devrez créer un personnage: sexe, race, classe et caractéristiques seront donc à choisir. Morrowind rajoute deux nouvelles races: les Orques et les Impériaux, élevant le nombre total à 10:
    1. Orques
    2. Impériaux
    3. Brétons
    4. Elfes Noir
    5. Elfes des bois
    6. Haut Elfes
    7. Argoniens
    8. Khajiits
    9. Nordiques
    10. Rougegardes
    Comme ses prédécesseurs, la classe de votre avatar peut être choisit directement dans une liste ou en répondant à une dizaine de questions. Mais une troisième possibilité est disponible. Désormais, vous pouvez créer votre propre classe en choisissant:
    • La spécialisation
      • Combat, magie ou discrétion
    • Les talents principaux
      • Il s'agit des 5 talents principaux de votre classe généralement associés à votre spécialisation
    • Les talents secondaires
    • Les talents divers
      • Dans les deux cas, il s'agit des talents non important mais qui peuvent faire monter votre niveau
    Une autre nouveauté fait son apparition, il s'agit des signes astrologique. Vous devrez en choisir un pendant la création de votre personnage mais attention, faites le bon choix car celui ci peut être bienfaiteur ou, au contraire, handicapant.
    Quand on débute l'aventure, deux choses frappent instantanément. La première est la taille de la carte car, si Arena et Daggerfall nous avait habitué à des km² de terre d'exploration, Morrowind mise sur un terrain de jeu plus restreint mais plus fournis en villes, villages, grottes ou autres donjons. Du coup, le « fast travel » des deux premiers jeux à disparu, laissant place à des échassiers des marais ou à la téléportation, entre autres.

    La deuxième chose concerne les graphismes car, si Arena et Daggerfall étaient clairement une bouillie de pixel, Morrowind fait un bond énorme avec des textures plus fines. Le niveau de détail est beaucoup plus développé que sur les précédents jeux de la licence, notamment sur les personnages. On regrettera leurs démarches « robotisées » avec cette impression qu'ils ont tous un balai dans ... enfin ... qu'ils ont la colonne vertébrale ... bien droite. Les différentes interfaces (inventaire, caractéristiques ou encore la carte) sont soignées, claires. Les phases de dialogues ont changées par rapport aux précédents « épisodes » car, désormais, les conversations de votre avatar se font par mots clé. Il s'agit en réalité d'une partie d'une phrase voir ... un seul mot. A vous d'imaginer la question ou la réponse que vous venez de choisir. évidemment, votre réputation sera également d'une grande aide, surtout si votre interlocuteur commence à s'énerver.  Attendez vous à des conversations assez longues. A noter également que vous avez la possibilité de flatter ou intimider les PNJ (personnages non jouables).
    Le succès aidant, deux extensions seront développées. La première se nomme « Tribunal » et propose une nouvelle ville appelée « Mournhold ». Malheureusement, cette extension sera décevante car, en fait, il ne s'agit que d'une succession de combats, principalement dans des donjons. De plus, il faut bénéficier d'un personnage avec un haut niveau. La seconde extension, « Bloodmoon », sera bien plus intéressante. En clair, je dirais même qu'elle offre ce qu'il manquait à Tribunal, à savoir, de l'exploration en plus, de nouveaux PNJ, de nouvelles armes, de nouveaux donjons ou encore de nouveaux dialogues (Tribunal n'en avait quasiment pas). Bloodmoon apporte une petite ile nommée « Solstheim » et la particularité de pouvoir se transformer en ... loup-garou. Malgré ces nouveautés, le jeu déçoit par des graphismes vieillissant. Bloodmoon possède le même moteur que Morrowind, sorti 1 an et demi plus tôt. De plus, si l'ile est assez grande, elle est aussi ... un peu vide. Au final, beaucoup de nouveautés mais peu d'innovation.




    Il aura fallu 6 ans pour mettre à plat les graphismes de sa licence phare, sans perdre tout les avantages acquis avec les précédents jeux. Néanmoins, cela est très réussi. Alors bien sur, il faut relativiser un peu, les personnages sont trop rigide et il ne faut pas regarder les textures de trop près mais, pour l'époque, les graphismes sont somptueux.  Bien évidemment, dans la grande tradition de la saga « The Elder Scrolls », Morrowind sera buggué mais la réactivité de Bethesda en corrigera une bonne partie très rapidement. Cependant, la richesse de la licence fera oublié ses défauts. L'ambiance de Morrowind est également pour beaucoup avec sa bande son composée par Jeremy Soule, qui deviendra LE compositeur attitré de la licence. Cette sensation de liberté est toujours présente et, comme Daggerfall l'avait initié, vous n'êtes pas obliger de faire la quête principale de suite. La richesse des quêtes secondaires et annexes, sans parler des différentes guildes ou autres factions, suffiront à vous occupez pendant un petit moment.
    Comme expliquer plus haut, Morrowind possède, pour la première fois, une version console. Le jeu est sorti sur Xbox fin 2002 et proposera même une édition GOTY avec les deux extensions. Cela sera le point de départ d'une grande aventure sur console ... nouvelle génération. En effet, la Xbox 360 va bénéficié de son premier grand RPG « à l'occidental » issu de la saga de Bethesda:
    The Elder  Scrolls IV: Oblivion ...
     
     

cron